Des confs ! Des confs ! Des confs ! (Jours 2 et 3)

Les détails de la première journée du summit OpenStack à Vancouver, c'est par ici.

Jour 2 : Mardi 19 mai

Deuxième journée qui débute encore une fois par des keynotes. Mark Collier annonce les prochains summits : après Tokyo dans 6 mois, la communauté OpenStack fera un stop à Austin, Texas (retour aux sources du tout premier summit !) et à Barcelone pour le second summit en Europe. Parmi les annonces de la matinée, on notera le lancement de apps.openstack.org, recueil public d'éléments permettant de faire fonctionner une application dans un cloud OpenStack : paquets Murano, templates Heat et images Glance. C'est Docker qui fut également à l'honneur, avec la présence sur scène d'Adrian Otto, PTL de Magnum alias Containers as a Service. À noter, pour la première fois sur un summit OpenStack un représentant de Google est intervenu; il s'agissait d'évoquer Kubernetes.

Happés par l'ouverture du marketplace, la seconde demi-journée fut assez pauvre en sessions, quoique riche en goodies inutiles mais tellement funs.

Rally : le benchmark d'une plateforme OpenStack

Rally est un outil de benchmark. Contrairement au projet Tempest qui répond à la question "Est-ce que l'API de ma plateforme OpenStack fonctionne ?", Rally complète la réponse avec les élements de performance et de scalabilité : "Est-ce que ma plateforme cloud répond dans des temps acceptables, et est-ce qu'elle tient la charge ?" Les scénarios de test sont des fichiers au format Yaml décrivant entre autre les ressources à lancer et le taux d'erreurs accepté. Rally permet ensuite de générer un joli rapport de QA, indiquant fonctionnalité par fonctionnalité si le résultat et les performances sont corrects, tout cela dans de jolis graphiques "management friendly".

Le couple Rally/Tempest deviendra rapidement une étape de validation indispensable après tout déploiement OpenStack.

Le processus de sélection des présentations dans les summits est cassé

Cette conférence a dû plaire aux dizaines de presque-conférenciers qui n'ont pas vu leur proposition acceptée pour le summit de Vancouver. En effet, Mark Baker a pris l'heure pour expliquer les problèmes que la communauté rencontre lorsqu'il est question d'établir le programme de conférences de chaque summit. Sur les derniers événements, c'est plus de 1000 propositions qui ont été envoyées à chaque fois dont moins de 20% acceptées. Le système de votes ouvert, bien que démocratique, est relativement facilement abusable. Lien

Jour 3 : Mercredi 20 mai

Évolution du client Heat

Certaines sessions design commencent par la reprise du compte-rendu du précédent summit (6 mois auparavant). C'est généralement une bonne idée, sauf lorsque l'on se rend compte qu'absolument aucune action prévue n'a été réalisée. Ainsi, il faudra attendre pour les fonctions --tail ou --watch de la commande heat. L'objectif est le lancement d'une commande de création de stack tout en suivant en direct la création des ressources (sans lancer heat stack-show toutes les 5 secondes).

A noter, la migration de toutes les CLI vers une CLI commune, openstackclient, semble imminante et permettra de repenser certaines parties du code tout en supprimant quelques dettes techniques. La gestion des outputs, gérée de façon transverse par le client, permettra d'obtenir des résultats au format raw, json, ou avec les tableaux ascii que nous connaissons.

Naissance de Senlin, le projet d'autoscaling

Cela fait longtemps que l'autoscaling est géré par le service Heat d'OpenStack. Pour les utilisateurs de cloud ayant commencé sur AWS, ce découpage peut sembler bien étrange. En effet sur AWS, CloudFormation ne crée et ne déploie que ce qui lui est demandé dans un template. Ce qui est écrit dans le template est créé, rien de plus. Étonnant alors que Heat puisse modifier des ressources sans passer par "stack-update".

Créer un nouveau service ne veut pas forcément dire recoder de zéro. Les parties traitant d'autoscaling dans heat pourront être récupérées. De plus, ce type de découpage est compatible avec la gouvernance d'OpenStack. Senlin, c'est son nom, est la traduction (romanisation) du mot forêt en chinois. Après une rapide présentation du "pourquoi créer un nouveau service", la session s'est portée sur des diagrammes UML compréhensibles uniquement par des développeurs expérimentés.

Groupe de travail i18n

Un groupe de travail i18n (traduction et localisation d'OpenStack) s'est réuni aujourd'hui sous le pilotage de Ying Chuin Guo, plus connue sous le pseudo "Daisy". Y ont participé 6 personnes, dont 2 français (François Bureau et JF Taltavull) représentant 5 nationalités.

Le but de cet atelier était de débattre et de décider des actions à engager à propos d'un certain nombre de sujets liés aux méthodes et outils utilisés pour les activités de traduction. Agréable et féconde, cette séance de travail a notamment permis d'établir pour certains et de renforcer pour d'autres les liens relationnels indispensables au travail en mode collaboratif, distribué et international. Sur les aspects opérationnels, il a été décidé de consolider les différents glossaires de termes techniques anglais existant actuellement dans chaque pays en un glossaire unique et de mettre au point un guide de style linguistique pays par pays. Le bon usage de Zanata, la nouvelle plate-forme de traduction destinée à remplacer Transifex, a été abordé, notamment sur les aspects "reviewing" et couplage avec stackalytics. Par ailleurs, Daisy se chargera d'agir auprès de la fondation afin que les activités de traduction soient mieux reconnues et les équipes i18n mieux intégrées au sein de la communauté OpenStack. Enfin, une personne de chacun des projets Doc, Infra, Oslo et Horizon assurera la liaison avec les équipes de traduction locales, ceci dans le but d'élever la qualité globale des traductions.

State of the stack

Randy Bias, figure de la communauté OpenStack, a présenté son 4ème State of the Stack, analyse avec le recul nécessaire de l'écosystème et du projet OpenStack. Résultats : des choses parfois dures à dire mais certainement indispensables pour l'avenir du projet. Lien

Quelqu'un se tient à l'avion...

Pierre FREUND
Adrien CUNIN
Jean-François TALTAVULL

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