FOSDEM '18

La nouvelle année a bel et bien démarré, c’est déjà l’heure du traditionnel FOSDEM, la plus importante conférence dédiée au logiciel libre en Europe. Une partie de l’équipe Osones a rejoint ce week-end des milliers d’utilisateurs et contributeurs de logiciel libre à Bruxelles pour apprendre et échanger.

Le stand OpenStack

Des membres de la communauté OpenStack étaient présents au FOSDEM afin de tenir le stand OpenStack avec le support de la Fondation. Durant ces deux jours, les bénévoles actifs de la communautés se sont relayés sur le stand afin de de promouvoir OpenStack, échanger avec toutes les personnes désireuses d’en apprendre d’avantage et bien sûr distribuer des stickers !

OpenAttic : une GUI pour Ceph

Kai Wagner a présenté OpenATTIC : il s'agit d'une interface graphique permettant d'administrer un cluster Ceph accessible par un navigateur. Le projet en lui même est stateless, c'est à dire qu'il ne stocke aucun état en base de données. Il se contente d'effectuer les appels aux commandes Ceph classiques à la place de l'utilisateur.

Utiliser un stockage Swift pour ses applications

Swift est le stockage orienté objet privilégié par OpenStack. Christian Schwede de Red Hat a présenté les cas typiques d’utilisation de l’API Swift que rencontrera un développeur :

  • La gestion de l’authentification au stockage
  • Comment permettre à un utilisateur quelconque sur Internet d’écrire un objet à une adresse précise
  • Comment faire expirer des objets
  • Le fonctionnement du versionning
  • etc.

Les slides sont déjà disponibles.

Monitoring : RED en complément de USE

Tom Wilkie a présenté The RED Method: How To Instrument Your Services : c’est une méthode de monitoring qui lui apporte plus de vision sur ses services et sont infrastructure via le monitoring.

USE est l’acronyme de :

  • Utilisation : % de temps où la ressource est occupée
  • Saturation : quantité de travail à effectuer
  • Errors : nombre d’erreurs générées

Certains de vous connaissent sûrement cette méthode de monitoring qui permet d’avoir une bonne vision des éventuels soucis qui peuvent survenir sur une infrastructure. Pour les autres, l’article de Brendan Gregg à ce sujet pourra vous éclairer.

Une implémentation de cette méthode pour monitorer un cluster Kubernetes est disponible sur le repository de l’auteur.

Mais cette méthode peut être complétée par une méthode développée par Tom. Beaucoup de gens ont pensé que cette méthode venait se substituer à la méthode USE, alors qu’elle venait en fait la compléter, pour permettre une meilleure supervision d’une infrastructure en micro-services, afin de mieux détecter les éventuels soucis.

RED est aussi un acronyme, pour l’exemple d’un service (ou micro-service K8s par exemple) :

  • Rate : nombre de requêtes par seconde
  • Errors : nombre de requêtes en échec
  • Duration : le temps mis pour le traitement d’un requête

Avec ces trois métriques clef, le monitoring devient plus précis pour les applications Cloud Native et l’auteur argumente que cette méthode permet à des sysadmins moins familiers avec la plateforme de comprendre un incident plus efficacement.

Vous retrouverez une vidéo de la conférence ici.

D'une machine physique à un container (système) avec LXD

Une présentation de 10 minutes montre en main par Stéphane Graber, développeur LXD a retenu notre attention. Il a réussi l'exploit, en si peu de temps, d'intégrer une démonstration en direct, qui a fonctionné !

Il s'agissait de p2c, pour physical to container, transformer une machine physique (une CentOS faisant tourner un serveur Apache) en fonctionnement en un container système LXC géré par LXD (sur un hôte Ubuntu). Mission accomplie !

La vidéo vaut le détour, surtout pour le peu de temps que son visionnage vous prendra. ;)

La discussion continue !

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